[move]Damoiseaux, Damoiselles,[/move]
C'est en l'an de grâce 2009 le 20ème jour du mois, que nous arrivâmes à Campestre, nous avions traversé tous ces hauts plateaux et avions grimpé jusqu'au plus haut, quand au loin nous aperçûmes le village, comme sortie de terre lorsque nous étions moins attentifs. Chevaux et nature s'étaient retrouvés et s'y étaient mariés parfaitement.
Ce trajet qui nous parût si long et interminable, s'effaça tout à coup devant ce spectacle divin. Les vents s'étaient quelque peu réveillés, car nous étrangers que nous étions, nous étions arrivés sur leur domaine.
Un vieux Massey Ferguson était posté là, tel le cerbère de ce magnifique endroit intemporel.
Puis cet après-midi-là, nous découvrîmes "le causse", et je compris une phrase qu'un ami m'avais susurré à l'oreille, "là-bas, les chevaux ne trottent pas ils glissent et au galop sur le Causse ils volent". Nous avions cette impression de liberté que devaient avoir nos ancêtres avant nous, quand ils venaient égayer leurs vies au triple galop. Nous n'étions plus, nous vivions enfin. Nous soupirâmes au bord de vertigineuses falaises et nous révâmes à une autre époque, en d'autres lieux au bord d'un étang aux abreuvoirs usés par le temps.
Le soir arriva trop tôt, trop vite, nous ne voulions plus être, nous voulions rester, en selle toujours et encore. Mais le soleil, cet ami qui se révèle traître trop souvent, commençait déjà à tirer la couverture sombre de la nuit, pour laisser place à la lune. Ce coucher de soleil restera gravé dans nos mémoires comme le plus beau, celui de notre première année. Nous ne faisions plus qu'un devant ce spectacle magnifique.
Il y aurait tant à dire encore, mais ce livre ne pourrait contenir toutes ces choses, ces souvenirs encrés dans nos mémoires et dans nos cœurs je vous invite à les retrouver sans modération, les balades à cheval, le lieu, les HUMAINS, les CHEVEAUX on se délecte de tout, le décor est idyllique (ah! c'est sûr ce n’est pas la Nouvelle Calédonie...):O. L'expérience et la culture de tous ceux qu'on y trouve est immanquable dans la vie d'un cavalier.
Nous n'aurons qu'une chose à dire sur cette aventure "cavalière";), Pino, Nanou, merci pour tout, merci pour nous, merci pour eux. Restez comme vous êtes et à très vite !
Fanny et Jordy
:p
Ps: Avis aux amateurs de la photo, venaient profiter d'un endroit 100% naturel !